As-tu une MTS?


Je me suis réveillé. J'ai ouvert les yeux. La fenêtre est tombée, comme si c'était mes yeux qui l'avaient fait glisser du cadre. Je pense qu'elle est allée s'écraser sur une auto dans le stationnement. Sûrement, parce que j'ai entendu une alarme, dix étages plus bas.

Tout de suite j'ai pensé à Jacqueline.

J'ai mis mes jeans, mon t-shirt : à la bonne franquette! Les femmes adorent ça. Apparemment, mon amie Jacqueline aussi. J'ai cherché mes espadrilles. Je voulais mes Adidas ou mes Puma. Ceux qui flashent. Ils étaient nulle part. En fait, je trouvais plus aucun de mes souliers...

À genoux dans le garde robe de l'entrée, j'ai revu Jacqueline, dans ses bottes à talons hauts, qui insistait pour partir chez-elle à pied... Pourquoi elle est pas restée dormir? On passait une si belle soirée... Si je me souviens bien.

J'ai trouvé des sandales, quelque chose de dégueulasse. Je suis descendu dans la rue pour m'acheter un café.

Ça m'a pris, avec l'air du dehors. L'impression d'avoir une maison qui me pèse sur les épaules. L'inquiétude. L'envie de pleurer. Tout finit par disparaître. Surtout au moment où on s'en attend le moins. Jacqueline. J'ai eu très peur, tout à coup.


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